
Après la guerre
Le 8 mai 1945 sonne la fin du conflit de la seconde Guerre Mondiale. Mais la France est exsangue et est à reconstruire.
En consultant les archives municipales, notre association a retrouvé divers documents qui témoignent de cette époque, entre soulagement de la fin de la guerre et difficile retour à la vie normale.


Les bons alimentaires sont toujours en vigueur afin d'aider les plus démunis. Sur les images, les bons sont datés de juillet 1946.
Témoignage de la rigueur de l’État à cette époque: les bons étaient calculés à l'enfant prêt et au jour prêt et le tout devait être précisé, signé, tamponné sur un formulaire. Chaque franc à cette époque avait son importance et il n'était pas question de gaspiller.


Comme le laissait penser le courrier ci-dessus, le retrait des titres d'alimentation correspond au départ en vacances d'une enfant en Allemagne pendant l'été 1946. En recherchant cette information sur internet, on peut trouver trace de colonies de vacances organisées pour les enfants de déportés et de prisonniers de guerre, notamment en Forêt Noire. Peut-être cette Lucile était-elle dans ce cas.
Le 10 janvier 1945, le maire s'inquiète du fait que les "vieillards" n'aient pas droit à une portion de lait. Et la liste des Aînés est dressée.



Il existe aux archives municipales des dizaines et des dizaines de feuillets de ce genre listant les demandes d'aide au titre des dommages de guerre. Les dossiers s’échelonnent de 1947 à 1953. Parfois les dossiers sont redéposés, probablement pour une pièce justificative manquante. Ces documents sont le témoignage de la très lente reconstruction de notre pays.
Ci-joint un courrier du maire datant de décembre 1952 qui interpelle le Secrétaire Général en raison d'une tornade qui s'est abattue sur Blainville et a endommagé les constructions provisoires type Prouvé avec toits en tôle. A cette date donc, certains Blainvillois logeaient toujours dans des maisons de fortune.
Ci-dessous, une maison provisoire type Prouvé

